Les jeunes années ( 1933-1954 ) .

IOLANDA, FILLE DE PIETRO & GIUSEPPINA GIGLIOTTI

Le Caire, 17 janvier 1933

La famille Gigliotti, des Italiens dont les ancêtres ont émigrés en Egypte, a le sourire .
Trois ans après la naissance d'un garçon nommé Orlando, Guiseppina a mis au monde une fille prénommée Iolanda-Cristina, souvent appelée Iolanda simplement ( dans les biographies françaises sont prénom s'écrit " Yolanda" ) .
Dès ses très jeunes années, Iolanda montre qu'elle possède un sens du spectacle hors du commun .
Malgré qu'elle soit née dans une famille modeste, elle rêve de devenir une grande actrice .
Elle a été beaucoup plus que çà. Elle est devenue Dalida ...



L'HEURE DE GLOIRE : MISS EGYPTE

Le Caire, 17 janvier 1954

Engagée par Donna, une grande maison de couture, Dalida a abandonné son emploi de secrétaire-dactylo.
Elle a ainsi appris le métier de mannequin. Dalida se présenta à l'éléction de Miss-Egypte, elle fait immédiatement sensation. Quelques minutes plus tard, elle remporte le premier prix et reçoit des propositions pour tourner dans un film, Un verre et une cigarette .
Son rêve commence à se concrétiser
.


IOLANDA VEUT TENTER SA CHANCE À PARIS


Paris, 25 décembre 1954

Trois films en 1 an ! Iolanda ne pouvait rêver mieux, pourtant cela ne lui suffit pas . Elle refuse un contrat de 5 ans mais accepte avec enthousiasme l'offre de Marc de Gastyne ( réalisateur du " Masque de Toutankhamon ). Soutenue par son frère Bruno et sa cousine Rosy, elle parvient à convaincre sa mère qui craint le pire pour sa fille . C'est à la vieille de Noël qu'elle s'envole pour la France persuadée qu'elle rentrera chez elle, riche et célèbre .





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 Les jeunes années ( 1933-1954 ) .

# Posté le vendredi 18 avril 2008 14:03

Modifié le mercredi 19 novembre 2008 05:56

Les premiers films .

 Les premiers films .
Toute sa vie, Dalida a poursuivi un rêve de cinéma.
Ses débuts à l'écran sont prometteurs, dans quelques films musicaux égyptiens. Mais elle vise plus haut et, à partir de la fin des années 1950, une poignée de films français ou italiens profitent de son succès de chanteuse et la mettent en devette. Sur une décennie, elle va tourner une dizaine de longs métrages, mais l'acueil mitigé fait à ces fims est sans commune mesure avec sa popularité d'idole de la chanson .
En 1968, elle met un terme provisoire à cette carrière cinématographique .



Dalida chante et danse "Desiderio di un'ora" dans Un verre et une cigarette

# Posté le vendredi 18 avril 2008 16:54

Les débuts ( 1955-1959 ) .

 Les débuts ( 1955-1959 ) .
1954. Le noël le plus triste et le plus joyeux de Dalida. Elle a quitté le Caire et sa famille pour tente sa chance à Paris. Elle avouera même plus tard : " J'ai toujours rêvé de cette ville, car c'est celle où l'on peut devenir quelqu'un " .
Elle sait que la réussite est au bout de son aventure . Parce qu'elle aime chanter, elle décide de gagner sa vie en se produisant dans les cabarets . Elle n'envisage pas toutefois, de faire carrière dans le music-hall. Le destin va en décider autrement, et pour très longtemps ...



IOLANDA - DALILA DEVIENT DALIDA


Paris, septembre 1955

Grâce à Roland Berger, Iolanda passe une audition au Drap d'Or, un cabaret des Champs-Elysées. Séduit par son timbre et son accent, le directeur l'engage . C'est Albert Machard qui lui expliquera que son pseudo est difficile à porter, il lui conseille de mettre un "D" à la place du "L"

LE "NUMERO 1 DE DEMAIN"

Paris, 9 avril 1956

Sur le conseil de Jacques Paoli, Bruno Coquatrix, le directeur de l'Olympia, s'est rendu à la villa d'Este pour écouter Dalida. Il lui propose de participer aux "numéros 1 de demain" .
C'est ainsi qu'elle se retrouve devant 2000 personnes . Dans les coulisses, elle est abordée par Eddie Barclay, éditeur de disque, et Lucien Morisse, directeur artistique d'Europe n°1 .


"MADONA", LE PREMIER QUARANTE-CINQ TOURS

Paris, 28 août 1956

Lucien Morisse a demandé à Dalida de travailler une chanson, barco negro .
Elle l'a interprétée devant Eddie Barclay qui lui a aussitôt fait signer un contrat de 5 ans.
Madona sera son premier quarante-cinq tours .

LA FRANCE SE MIT À "BAMBINER"

Paris, octobre 1956

À l'heure de la sortie d'un deuxième 45 tours de Dalida, Le Torrent , Lucien Morisse a entendu une chanson italienne, Guaglione . Il va demandé à Jacques Larue d'écrire une adaptation française, Bambino .
Cette chanson devient n° 1 à la Bourse des vedettes. Dalida est la première femme à obtenir un disque d'Or grâce à ce titre .

PREMIER OLYMPIA, ELLE TRISSE "BAMBINO"


Paris, 3 mars 1957

Dalida interprète 4 chansons, dont Bambino que les applaudissements des 2000 spectateurs l'obligent chaque soir à trisser .
Lucien est certain qu'un jour ou l'autre, Dalida démodera tout le monde .



C'est en 1958 que toute les filles imitent Dalida ...
En effet, elles se maquillent comme elle, d'ailleurs les ventes de Rimmel ont fait un immense bond en avant.
Ses tenues sophistiquées et décontractée font rêver les adolescentes et toute veulent porter des déshabillés sexy, des soutiens-georges de dentelle noire et des pantalons ajustés..Elle devient l'icône de la mode à Paris

# Posté le vendredi 18 avril 2008 17:19

Modifié le samedi 19 avril 2008 07:38

Les yé-yé ( 1960-1966 ).

Le temps des yé-yé a balayé toute une génération sur son passage .
Des artistes qui, au cours des années 50, ont connu la gloire et la fortune disparaissent des ondes, des magasins de disques et des affiches de music-hall. Dalida ne vit pas cette forme de disgrâce, bien au contraire.
Elle adapte son répertoire à l'air du temps. Elle danse le twist, enregistre Itsi bitsi petit bikini et T'aimer follement . Elle demeure la première vedette féminine au référendum annuel d'Europe n°1, et l'Oscar de la chanson de Radio Monte-Carlo va lui revenir pendant 6 années d'affilée, de 1958 à 1963. Elle vend déormais des millions de disques ...


UNE LOUVE D'OR POUR L'ITALIE

Milan, décembre 1960


Depuis son triomphe au Festival de San Remo, la popularité de Dalida en Italie ne cesse de monter.
Elle vient de recevoir un Oscar de platine et une louve d'Or récompensant l'artiste de l'année .

MARIAGE AVEC LUCIEN MORISSE

Paris, 8 avril 1961

Àprès 5 ans de vie commune, Dalida a épousé Lucien Morisse, à la mairie du 16ème arrondissement. L'heureuse conclusion d'una histoire d'amour qui a traversé quelques turbulance.
La fête s'est poursuivie par une réception à la Foire du Trône et un dîner intime dans une auberge de Montfort-L'Amaury .

JEAN SOBIESKI : COUP DE FOUDRE À CANNES

Cannes, 17 mai 1961

Invitée par Eddie Barclay à passer quelques jours au Festival du film , Dalida est arrivée sans Lucien Morisse.
Dalida a été aperçue en train de danser avec un garçon de 24 ans, Jean Sobieski, un peintre. Dalida tombe sous son charme et décide de quitter Lucien Morisse . Elle a envie d'autre chose. Elle dira quand même : " Lucien restera quand même celui à qui je dois tout"

UNE CABALE À L'OLYMPIA

Paris, 6 décembre 1961

Son divorce avec Lucien Morisse n'a pas été sans conséquences . Les critiques fusent .
" On ne la laissera pas chanter" juraient certains ! Une heure avant la première, on apporte dans sa loge, une couronne mortuaire accompagnée d'un mot libellé ainsi : " À la chanson défunte, vive Edith Piaf "
Dalida ne s'est vraiment pas laisser faire !
Au final, elle reçoit une ovation !

ORLANDO DIRECTEUR ARTISTIQUE DE DALIDA

Paris, septembre 1966

Dalida travaille désormais en famille.. Rosy, sa cousine, assure le secrétariat. Quant à Orlando, son frère cadet, il est maintenant directeur artistique .. Il devient 3 ans après producteur de disques . En accord avec sa soeur, il vient de créer International Show sous lequel sortiront les prochains enregistrement de la chanteuse .



Première apparition de Dalida en blonde en 1964.. C'est l'événement de l'été ! Dalida est apparue blonde, les cheveux un peu plus courts à Draguignan .. Très heureuse de cette coupe qui corresponde à l'air du temps, elle décide de l'adopter


Dalida et Lucien Morisse
 Les yé-yé ( 1960-1966 ).

# Posté le samedi 19 avril 2008 08:00

Modifié le dimanche 11 mai 2008 03:25

Le temps de la réflexion (1967-1971) .

 Le temps de la réflexion (1967-1971) .
Les temps ont changé et Dalida aussi. Et les événements tragiques qui vont émailler sa vie vont bouleverser son comportement. Au plus profond d'elle-même,elle commence à se dire que si elle a réussi sa carrière au-delà de ses espoirs les plus flous, elle n'en est pas forcément de même en ce qui concerne sa vie .
Son métier devient de plus en plus un refuge, une fuite. Elle dit souvent " Mon mari, c'est le public et mes chansons sont mes enfants."
Son répertoire va évoluer en même temps que son souci du bien-vivre. Elle découvre la méditation et la psychanalyse, et le dit. Elle suit résolument son chemin et le succès l'accompagne, intense et de plus en plus grand ...


SAN REMO : SUICIDE DE LUIGI TENCO

San Remo, 25 janvier 1967

Dans la chambre d'hôtel où il s'était réfugié après son élimination, par le jury, au festival de la chanson, Luigi Tenco s'est tiré une balle dans la tempe . Il est mort sur le coup . C'est Dalida elle même qui découvre le corps ensanglanté du jeune auteur-compositeur, entré discrètement dans sa vie quelques semaines plus tôt après lui avoir été présenté par des responsables d'une maison de disques.
C'est par amour pour lui qu'elle a accepté de revenir à San Remo, huit après son dernier passage. Elle a même accepté d'enregistrer en italien Ciao Amore Ciao, la chanson de Luigi.
Dalida rentre à Paris et se réfugie dans sa maison de Montmartre.
" Son calvaire et le nôtre ont commencé ce jour-là" dira plus tard Orlando .

L'ANNEE DE TOUS LES TROPHEES

Paris, 1968

L'année 1968 est, pour Dalida, celle de récompenses officielles qui s'ajoutent aux disques d'or et de platine, ainsi qu'aux trophées qu'elle a reçu depuis le début de sa carrière. Le 5 décembre, dans les salons de l'Hôtel de Ville, elle va recevoir des mains de Bernard Rocher, au nom du général De Gaulle, la médaille de la Présidence de la République, accordée pour ses succès à travers la planète mais aussi pour sa gentillesse et sa modestie .

UNE MEDITATION EN INDE AVEC ARNAUD DESJARDINS

Paris, mars 1970

Tout a commencé le 2 novembre, à l'occasion d'une émission de télévision où Dalida a été interviewée par Arnaud Desjardins . Elle est fascinée par cet homme qui dasn un livre intitulé Les chemins de la sagesse
explique par le détail son initiation à la spiritualité au Tibet . Quelques semaines plus tôt, elle a assisté à l'une de ses conférences à la salle Pleyel puis l'a invité à dîner , rue d'Orchampt . Elle a ainsi commencé par se passionner pour le bouddhisme, puis accepté de suivre Desjardins en Inde, afin de passer quelques jours dans un monastère. Dans la foulée, elle a annoncé à ses proches qu'elle voulait abandonner la chanson . Après avoir entendue le sage indou elle a accepté de continuer son métier .

LE SUICIDE DE LUCIEN MORISSE

Paris, 11 septembre 1970


C'est par un coup de téléphone à six heures du matin de Maurice Siégel, le directeur général d'Europe n°1, que Dalida a appris la mort de Lucien Morisse, 41 ans . Elle vit alors un nouveau drame, un nouveau cauchemar comme l'écrive les journalistes

OLYMPIA : LE TRIOMPHE D'UNE REINE, UNE PHEDRE MODERNE

Paris, 24 novembre 1971

Dalida l'a annoncé sans détour : son nouveau récital à l'Olympia, après 4 ans d'absence, sera exclusivement composé de chansons dont les textes ont une certaine valeur poétique comme disait-elle .
C'est une ovation ! Les critiques applaudissent .

# Posté le dimanche 11 mai 2008 03:34

Modifié le lundi 02 juin 2008 09:52